Il était une fois, un petit informaticien sous cheffaillon, enfermé dans le bocal douillet de la routine confortable au fond d'un bureau terne d'une administration de province encadré par une cohorte d'indécis dont la préoccupation majeure est de ne pas se faire gauler en train de ne rien faire et dont les préoccupations secondaires sont d'occuper le plus possible leurs subalternes avec des tâches absurdes (pour qu'il n'aient pas le temps de se rendre compte de l'absurdité des dites tâches) et d'éviter de prendre la moindre décision (c'est vrai que rien que ça, ça occupe bien...). Un jour le petit informaticien décide que décidément, c'est pas ça qu'il a choisi de faire dans la vie. Il se dit que la vie n'est sûrement pas faite pour enfermer les gens dans le traintrain des réunions stériles et des courageuses contestations devant la machine à café (ou à la pause clope, c'est au choix) qui se transforment en molles et plates requêtes devant les sus mentionnés responsables dont le simple froncement de sourcil suffit à faire mouiller la culotte des fervents défenseurs des travailleurs... Alors, il décide de changer de métier. Il se dit que ça fait un peu niais et mièvre, mais que ce qu'il veut faire c'est être utile, soigner, consoler, écouter... En bref : être infirmier.

vendredi 9 juillet 2010

Yippee kai ay yay !!!!

Aaayyéééééé !!!

On a eu notre dernière semaine de partiels, qui accessoirement était aussi notre dernière semaine tout court...

Concernant les partiels, je ne m'étendrai pas trop... Certains sujets tenaient la route et je me suis à peu près retrouvé, en revanche d'autres sujets étaient un brin scabreux et je ne pense pas avoir fait des miracles... Oui, je le sais maintenant, le fait de rejeter un éventuel échec sur le dos de l'intervenant qui a fait le sujet ou sur tout autre cause extérieure n'est autre qu'un vulgaire mécanisme de défense qui s'appelle bêtement la projection... Mais, quand même, un jour, il faudrait que je prenne le temps de vous faire une petite compil de quelques questions qu'on a eu sur certains sujets, ça vaut son pesant de compresses... (en particulier des questions sur le PIB par habitant du Luxembourg, dont je cherche encore l'éventuel lointain rapport avec la profession d'Infirmier...).

Le dernier après midi, nous avons eu un petit "point de situation" par une partie de l'équipe de formation, sur l'année passée et surtout sur les semaines à venir. Certes, nous sommes en vacances, mais ça ne va pas durer !! Il faut déjà penser à la rentrée. C'est à dire se tenir informé des résultats des épreuves de deuxième semestre, s'inscrire aux épreuves de rattrapage, payer ses droits d'inscription, son assurance RC pro, sa sécu... Bref ! Tout un tas de joyeusetés qui ne vont pas forcément être évidentes pour ceux et celles (ben oui, pour une fois je met les garçons devant, on est tellement peu nombreux...) qui ne seront pas sur place.
La prochaine échéance, c'est le 27 juillet (et non pas le 21 comme je l'avais écrit dans un commentaire de l'article précédent) : CAC. La commission d'attribution des crédits se réunit pour valider les notes et donner officiellement les résultats. Donc, les résultats seront publiés le 27 au soir (on peut rêver) ou le 28 (plus probable).
L'après midi s'est terminé un peu en queue de poisson puisque le pôt de départ qui était organisé n'a pas duré plus de 20 minutes... Un peu triste, mais bon... Le manque de solidarité qui s'est déjà fait sentir depuis un moment ne fait que se confirmer... Un exemple marrant, tiens : j'avais emmené, comme quelques uns, à boire et à grignoter pour le pôt : un paquet de Chipster, un paquet de cacahuètes, une boite de biscuits et un pack de jus... Bon. Je vide le paquet de cahouètes et les biscuits dans une assiette et j'ouvre le jus... (je garde les Chipster pour plus tard...). Tout le monde se sert, jusque là, pas de problème... Je sort 10 minutes avec mon verre pour discuter avec les collègues et quand je reviens, presque tout à été rangé, remballé... Y compris mes Chipster pas entamés !! Disparus !! Mais pas pour tout le monde, bien sûr... Elle est pas mal celle là, non ? Comme disait l'autre, il y a de la pwofitation dans l'air ;-)
Bien sûr, ça n'est pas très grave... C'est juste que c'est une mentalité que j'ai du mal à comprendre...

Enfin, le fait important de cette journée, c'est que c'était l'annonce de VACANCES !!! YESSS !!!

jeudi 1 juillet 2010

Dernière semaine : évaluations...

Allez, encore un petit effort et ça y est...
Aujourd'hui, nous avons eu notre dernier jour de cours... En fait, c'était un TD. Nous avons fait des TD presque toute la semaine pour nous prérarer à la semaine d'évaluations qui s'annonce... Tout le monde est tendu, les accrochages se multiplient ainsi que les fous rires... Il est temps que cela se termine.

D'autant que le mois de juin a été riche en rebondissements : une exclusion temporaire avec passage en conseil de discipline, tout de même... Le motif ? Étonnant : pour avoir uriné dans la classe pendant une évaluation (de rattrapage)... Hé oui, les formateurs n'ont pas voulu laisser sortir la collègue... Et il semble qu'elle ait quelques soucis médicaux... J'espère pour elle qu'elle avait un justificatif... Enfin bref... Ca a mis un peu d'animation au sein de la promo...

Autre évènement ? D'accord... Une lettre anonyme !! Si si... Il y en a une (ou "un", mais je penche plutôt pour "une" compte tenu de la probabilité mathématique...) qui a envoyé une lettre anonyme à l'équipe des formateurs pour se plaindre de ce que certains auraient triché pendant les évaluations du premier semestre... Avec de noms et tout et tout... Moi qui pensait que cette formation était une formation pour adulte, je me suis soudain senti rajeunir de plusieurs dizaines d'années... Niveau CM1... Sixième, à la limite... Avec le même besoin de "pauses" toutes les heures... (faut dire, qu'apparemment, les vessies se portent petites, cette année...), le même besoin de parler avec son voisin de ce que untel a dit ou a fait et de crier le seconde d'après : "On entend paaaaaaaasssss...", le même irrespect envers les intervenants et les autres étudiants... les mêmes râleries infantiles dès que l'intervenant propose un travail de groupe ou un truc qui bouscule un tant soit peu leur petit train train... Et les mêmes questions débiles en fin de cours : "Et on aura quooooiiiii à l'évaluatiooooonnnnnn ?"...

Ouais, je sais... je me lâche un peu... Mais je ne suis pas si loin de la réalité... Le truc, c'est que heureusement, elles ne sont pas toutes comme ça. Je sais, je dit "elles", sous entendant d'emblée que les mecs ne sont pas concernés... Mais c'est une juste retour des choses puisque j'entends à longueur de journée le même "Quand vous serez infirmière...". Hé ben non, moi, je ne serai jamais infirmière... Enfin, j'espère. Et puis surtout on est plus très nombreux, comme mecs, maintenant...

Enfin, voilà. L'année se termine, les évaluations de second semestre arrivent et les vacances approchent....
Je reviendrai faire un petit coucou avant les vacances.

jeudi 27 mai 2010

Défendez la liberté !

Encore une fois, nos chers élus qui ne savent pas quoi faire de leur temps, nous ont pondus un projet de loi qui pourrait faire sourire s'il n'était liberticide...

L'idée est d'obliger les blogueurs à rendre publique leur identité et coordonnées, sous couvert de lutte contre la diffamation.
Alors, d'abords, la diffamation sur internet est très bien couverte par les lois en vigueur. Ensuite, il suffirait d'héberger son blog à l'étranger pour rester anonyme (et du coup, couler le marché français de l'hébergement de blog...).
En même temps, il ne faut pas s'étonner : c'est le même gouvernement qui a donné la légion d'honneur au ministre chinois de la propagande de l'information, chef de la censure, fin avril dernier... Il parait que le petit Nicolas est fan de la gestion chinoise de l'accès internet (à savoir : n'autoriser QUE ce qui a été validé par la kommandantur par l'état).

Donc, si, comme moi, vous êtes contre ce genre d'abus, vous pouvez signer la pétition en ligne ici.

mercredi 26 mai 2010

Résultats du premier semestre...

Alors après près de 4 mois d'attente, les résultats de nos partiels de début février sont enfin tombés.
Il faut reconnaitre que cette année, réforme oblige, l'annonce des résultats a été quelque peu retardée. En effet, les résultats doivent être validés par une commission d'attribution des crédits. Ben oui... Faut suivre un peu. Depuis cette année, les IFSI sont rattachées aux universités. Or les universités utilisent un système d'ECTS (European Credit Transfert System), ou Système de Transfert de Crédit Européen, qui permet à un étudiant de passer d'une université à une autre en transférant ses "crédits" déjà acquis. Bon.
Donc quand on passe un examen, une note minimale conditionne l'attribution pour cet examen d'un certain nombre d'ECTS (de crédit).
Dans le cas de l'IFSI, qui nous occupe, l'ensemble des matières évaluées en février dernier (pour le premier semestre) donnait la possibilité d'acquérir un maximum de 30ECTS (60ECTS pour les deux semestres). Si l'on n'a pas 10/20 dans une des matières, on n'obtient pas les ECTS correspondant (je n'entre pas dans le détail des matières qui peuvent se compenser entre elles, c'est déjà assez le bordel comme ça...). On a alors la possibilité de repasser cette matière au "rattrapage", quelques mois plus tard. Si on n'a pas assez d'ECTS à la fin de la formation, c'est plié, on peut aller pleurer chez maman...
Vous allez me dire : "Il suffit donc d'avoir au moins 10/20 partout et on est OK...". Ben oui. Il n'y a pas de notion de mérite... C'est un peu dommage, mais c'est comme ça (et puis c'était déjà comme ça avant...).
Pour en revenir à notre sujet de départ, la commission d'attribution des crédits doit valider les notes avant que les résultats puissent être publiés. Or, puisqu'il s'agit d'une nouvelle entité réunissant des professionnels, des universitaires, etc., la création de cette commission a pris un peu de temps. Elle a finalement vu le jour au mois d'avril (les lourdeurs de l'administration combinées à celles de l'université ont fait merveille...) et la première commission s'est tenue le 20 mai dernier. Les résultats ont été publiés le 21 mai. Voilà vous savez tout sur le pourquoi de ce retard. Passons aux résultats.
9 étudiants ont obtenus les 30 ECTS. Ils n'ont donc aucune matière à rattraper pour le premier semestre. J'ai la chance de faire parti de ces 9... Je suis même le seul garçon... mais vu le nombre de gars dans la promo, ça n'est pas une prouesse ;-). Je suis assez content de mes résultats puisque j'arrive à une moyenne générale de 14,35/20 sur l'ensemble des 12 matières évalués, ce qui me met à la quatrième place (enfin, à la troisième puisque la fille qui était deuxième a déjà abandonné... avec plus de 15 de moyenne... dommage).
On s'attaque maintenant au second semestre, qui ne va pas être du gâteau non plus...

mercredi 19 mai 2010

Comme promis...

Chose promise chose dûe. Voici les résultats du concours d'entrée à l'IFSI de Fort-de-France pour la session de février 2010 :
Ca fait donc 84 admis en liste principale (72 bac ou équivalent et 12 DEAP ou DEAS). Bravo à eux !
Et en liste complémentaire, 219 candidats en attente... Ouch ! Bon courage !

jeudi 29 avril 2010

Starting Bloc

Trois petites semaines...
Seulement trois petites semaines de cours et nous voilà repartis en stage.
Hé oui, lundi prochain, on attaque un nouveau stage de cinq semaines. Ce sera notre dernier stage pour cette première année.

Pour moi, ce sera en EHPAD. Ha oui, les sigles... On en bouffe un certain nombre... Même les pathologies peuvent être siglées... Une SEP, par exemple, c'est une sclérose en plaques... Charmant, non ? Mais je m'égare. EHPAD : Établissement Hospitalier pour Personnes Âgées Dépendantes.
Alors avant ce dernier stage, nous avons eu (enfin) une série de TP. Préparation injectable, prélèvement sanguin, préparation de perfusion, etc.

Dans les locaux de l'institut, c'est l'effervescence ! C'est la période des oraux du concours d'entrée à l'IFSI pour la rentrée 2010 (rien qu'avec cette phrase, je vous dis pas comment j'explose les scores dans les moteurs de recherche...). Du coup, les couloirs sont pleins et les salles aussi. Pour ne pas décevoir les candidats qui tombent ici par erreur à la recherche des résultats, je les publierai dès qu'ils seront disponibles, c'est à dire dans pas longtemps, je pense.

lundi 26 avril 2010

Des fois, tu t'demandes...

Ce matin pendant un moment, en cours, je me suis demandé si je n'étais pas tombé dans un tournage de film. Une comédie qui se déroulerait au lycée... Avec des élèves qui n'ont rien à foutre des cours et des profs...

L'intervenante tentait tant bien que mal de nous faire un cours sur l'anthropologie. Les trois premiers rangs étaient à peu prés silencieux et un murmure courait à partir du milieu et surtout dans le fond de la salle. Comme d'habitude. Une dizaine d'étudiantes sont arrivées en retard (pas en même temps, hein surtout...). Certaines sont arrivées avec presque une heure de retard... Pendant ce temps, d'autres se levaient déjà pour aller au petit coin, ou pour téléphoner ou pour aller fumer une clope... C'était un cours de trois heure. La dernière heure a été absolument étonnante. Certaines ne sont arrivées qu'un quart d'heure avant la fin du cours, mais se sont quand même empressées de signer la feuille d'émargement, qui atteste de leur présence en cours... Héhé... Rebelle, mais pas trop... Je passe sur celles qui se levaient pour pouvoir mieux discuter avec leurs copines... et qui restaient debout, tranquilles, tournant le dos à l'intervenante et discutant joyeusement... C'est tout juste si elles ne demandaient pas à l'intervenante de faire moins de bruit... Surréaliste, j'vous dis !

Alors si ce n'était que ça, je dirais : on trouve ça dans tout les lycées. Oui.
Sauf qu'on n'est pas au lycée. On est dans une formation professionnalisante dont le public est censé être composé de personnes adultes et responsables. Qui plus est, une formation dont le maitre mot est le respect.
Respect envers les intervenants, respect envers les autres étudiants, qui voudraient bien suivre, respect envers ceux qui n'ont pas eu le concours et auraient bien aimé être en cours à notre place... Voilà des exemples simples de respect dans ce cas précis. Je ne parle évidemment pas du respect envers les patients, ou leur famille... Ca, c'est réservé à l'entretien oral du concours...

Le pire, c'est que ce cours n'était même pas obligatoire...

mercredi 14 avril 2010

S1 fini, S2 c'est parti !

Fini le premier semestre !
Fini le second stage !
Fini les vacances !

Bon, la mauvaise nouvelle, c'est que les résultats d'évaluations du premier semestre ne sont toujours pas tombés. Nous avons officiellement l'info qu'ils ne tomberont pas avant les validations de la commission d'attribution des crédits qui se réunira le 20 mai... Donc résultats au plus tôt le 21 mai. On est bien loin des cinq semaines règlementaires après la fin des épreuves... Je rappelle qu'on a passé les évaluations début février... Hum.

Fin du second stage depuis un peu plus de quinze jours et côté résultats, je ne sais même pas si j'ai validé ma compétence 3 (indispensable pour le passage en deuxième année) car le portfolio qui sert de support à la validation des stage a été mal rempli. Sur une page, la compétence 3 est validée, sur une autre, elle ne l'est pas...
Enfin, il reste un troisième stage pour corriger ça, au besoin. L'essentiel est d'avoir acquis un maximum de savoir faire pendant ce stage et de ce côté là, je ne peux pas me plaindre. J'ai travaillé sur des prélèvements sanguins, divers pansements, ablation de redons, d'agrafes et même une transfusion sanguine... Donc, j'ai appris plein de trucs. C'est cool !

Et puis c'est aussi la fin des vacances... Vacances qui ont été reposantes... Pêche, balades en bateau, sorties avec la SNSM (nouvelle corde à mon arc, depuis le temps que je voulais m'investir dans des opérations de secours...). En gros de bonnes vacances, dont il est difficile de faire le deuil... Alors reprise du boulot, on attaque dur avec les pieds véritablement dans le semestre 2, de nouveaux cours, de nouveaux intervenants et une étudiante en moins... Trois petites semaines de cours avant d'attaquer le prochain stage d'une durée de cinq semaines. Ca va passer vite.

jeudi 1 avril 2010

Bonjour Docteur...

J'avais déjà remarqué cette tendance lors de mon premier stage et voilà que ça se confirme, voire s'amplifie avec le second. Il faut dire que mes responsabilités se sont accrues avec l'acquisition des compétences depuis le mois de novembre... Le problème ? Pas mal de patients ou de visiteurs m'abordent avec un pompeux "Bonjour Docteur..."

Alors à force, j'ai tenté une analyse de cet état de fait et je suis arrivé à plusieurs hypothèses.
          • Je suis un vieux parmi les jeunes infirmières
      • Je suis une homme parmi les femmes
      • Je suis un métropolitain parmi les antillais
    Ou plus simplement un peu des trois à le fois...
    Mais je penses quand même que la raison principale, c'est d'être un homme parmi les femmes. C'est un univers où les femmes sont inhabituellement bien représentées.
    Je me souviens d'une patiente à qui j'avais répondu mon habituel "Je ne suis pas docteur !" et qui m'avait répondu : "Vous ressemblez à un docteur.", ce à quoi j'avais rétorqué "Ha bon ? Et ça ressemble à quoi un docteur ?"... et elle n'avait su que répondre.

    Mais en fin de compte, comme disait Groucho Marx : «L'homme est une femme comme les autres», et la femme à laquelle il disait cela répondait : «Peut-être, mais la femme est le prolétaire de l'homme». L'idée généralement répandue (fausse, heureusement) que le métier d'infirmier vaut moins que celui de médecin se perpétue donc depuis la nuit des temps à travers la compétition professionnelle (qui tend quand même à se muer en collaboration) mais aussi à travers la compétition sexuelle, les hommes ayant longtemps pensé (et certains le pensent encore) qu'ils valaient mieux que les femmes...

    vendredi 5 mars 2010

    Constat d'échec

    "moins élevé que prévu", "plus rapide que prévu", "plus cher que prévu"...

    Je suis tombé sur un article passionnant intitulé : "Le méthane s'échappe de l'océan Arctique plus rapidement que prévu".
    Ce qui m'a marqué dans cet article, c'est le "plus rapidement que prévu".
    Avez vous remarqué comme on entend souvent cette formule : "plus gnagnagna que prévu" ou "moins gnagnagna que prévu" ou toute formule du même style laissant entrevoir que le fait annoncé n'était pas prévu, ou pas dans les proportions annoncées.
    Et vous trouvez ces formules dans tous les domaines : bourse, chiffres du chomage, chiffres des accidents, météo, scientifique, médical ... partout le même écart entre les prévisions et la réalité des faits.
    Que faut il en conclure ?
        - Que les modèles prévisionnels ne sont pas au point.
    Merci, c'est l'évidence même. Mais pourquoi ne sont ils pas au point ?
        - Heuuu...
    Mouais...

    Mon avis de béotien en matière de prévisions, c'est qu'en fait, les prévisionnistes sont dépassés... Ben oui. Je vois que ça.
    De la même manière que les hommes politiques sont dépassé par la complexité du "machin" qu'ils ont mis en place et qu'ils complexifient chaque jour un peu plus en espérant le rendre plus efficace, les prévisionnistes de tout poil (météo, bourse, sciences, santé) sont complètement dépassés par la complexité du système qu'ils cherchent à étudier.
    Pour faire des prévisions de comportement d'un système, il faut le modéliser. Et pour le modéliser, il faut le simplifier, c'est à dire faire des impasses et des raccourcis. Evidemment, le modèle, au final, ne se comporte pas comme le système qu'il est censé modéliser car il y a trop de raccourcis et que même le plus insignifiant des éléments manquant suffit à rendre le modèle caduque. Donc les prévisions comportementales et statistiques du modèle sont fausses...

    Bien sûr les scientifiques et les prévisionnistes le savent. Mais bizarrement, ça ne les empêche pas d'annoncer leur prévisions. En donnant à l'avance des informations sur le comportement d'un système, ils ont l'impression de contrôler le dit système. Futile et dérisoire...
    Les rares scientifiques assez prudents pour ne pas céder aux sirènes de la toute puissante "prévision qui marche" finissent par tomber dans le panneau des médias pour qui le scoop du sensationnel ou du concret futur est leur gagne "pain sur la planche" quotidien. Ou alors ils sont forcés par leur hiérarchie de donner quelque résultat (quel qu'il soit) prouvant qu'ils ne sont pas payés à ne rien faire.
    Ils peuvent même à l'occasion fournir des chiffres complètement bidons si on les leur demande gentiment (cf. le récent rapport bidonné du GIEC pourtant détenteur d'un prix Nobel...
    sur l'excellent site www.pensee-unique.fr).
    Alors moi, je dis : on n'a pas le cul sorti des ronces...

    mardi 9 février 2010

    Infirmier : un métier d'avenir ?

    Lettre ouverte d'un IADE à la profession infirmière

    (OU HISTOIRE DE VOIR A QUEL POINT LE GOUVERNEMENT SE FOUT DE NOUS!)
    Écrit par Eric DELMAS   
    18-01-2010

    Lettre ouverte d'un IADE à la profession infirmière

    Réaction d'Eric Delmas au protocole de "revalorisation salariale"
    17 janvier 2010

    Le projet de réforme du ministère est la pire escroquerie jamais proposée dans le monde la santé, et c'est bien sûr les infirmiers qui doivent en être les dupes. C'est une escroquerie dont l'évidence saute immédiatement aux yeux des plus âgés d'entre-nous mais qui concerne de la même manière les plus jeunes.

    Passage en catégorie A sédentaire : Cela aura trois impacts très négatifs sur nos carrières et sur notre vie personnelle.
    1/ Perte du droit de partir en retraite avant 60 ans.
    Théoriquement il semble impossible de partir en retraite avant 60 ans vu les 41 annuités de cotisation exigées (et bientôt 42). Pourtant en cumulant les droits naturellement acquis et les abattements liés à l'exercice actif en fonction publique (1 an tous les 10 ans), voire en y ajoutant les décotes liées à l'éducation des enfants, nombreux sont ceux qui pourraient partir à taux plein avant 60 ans. Avec cette réforme, c'est fini et, même 60 ans deviendra un horizon difficile à atteindre pour beaucoup d'entre-nous.
    À titre d'exemple, célibataire sans enfant, je pense partir à la retraite vers 57 ans à taux plein alors que je devrai attendre au moins 61 ans dans le nouveau système et que je ne bénéficierai de l'augmentation annoncée (et fausse en plus) que de 2015 à 2018 !

    2/ Perte de la décote des fonctionnaires actifs.
    Comme je viens de le dire cette décote peut faire gagner jusqu'à 4 ans de cotisations si l'on conserve le statut actif et que l'on refuse le statut sédentaire. Certes les plus jeunes argueront que les augmentations de salaire annoncées compenseront cet inconvénient. C'est faux et je le prouve.
    Non seulement les chiffres avancés sont faux car basés sur des calculs optimistes qui “oublient” opportunément qu'une partie de notre rémunération est fluctuante (prime annuelle) et dépend de paramètres sans rapport avec notre compétence, sans parler du fait que les grilles à deux niveaux (classe normale et sup.) créent un différentiel injuste et de nature à fortement fausser ces chiffres apparemment merveilleux. En outre, ceux qui refuseront auront aussi des augmentations, même si elles resteront très faibles. C'est donc le différentiel qu'il faut étudier et non les données brutes.
    Enfin, ces chiffres méprisent notre profession en omettant de remarquer que notre formation (de Bac + 3 à Bac + 5), nos responsabilités professionnelles et les risques que nous subissons sont sans rapport avec les grilles actuelles. Il suffit de se comparer à des professions extérieures à la santé pour s'en convaincre. Récemment la grève des conducteurs du RER A à Paris nous a prouvé à quel point notre salaire est misérable et méprisant. Le retard est de l'ordre de 25 à 40% et l'on nous propose au mieux que 4% d'augmentation.

    3/ Perte des heures supplémentaires réellement effectuées.
    Les sédentaires (demandez à vos cadres) ont un quota d'heures supplémentaires qu'ils dépassent allègrement sans les récupérer. Voulez-vous ouvrir cette boîte de Pandore et travailler 48 heures payées 35 ?

    Que cache le gouvernement derrière cette réforme ?
    Il y a plusieurs raisons pour expliquer l'urgence du gouvernement :

    - 1/ retarder les départs en retraite des infirmiers, ou plutôt les étaler sur une dizaine d'années au lieu d'assister à une envolée de moineaux entre 2012 et 2015 (tiens quel hasard que ces dates correspondent à celles annoncées pour la réforme). Ainsi il serait plus facile de limiter la casse dans le secteur de santé car on va au devant d'un véritable tsunami politique qui devrait mettre la population française dans la rue quand les soins ne seront plus possibles faute de soignants. À ce moment là croyez bien que le gouvernement sera moins à l'aise pour discuter avec ceux qui resteront sur le montant des augmentations de salaire et sur leur dates de départ en retraite.


    - 2/ disposer d'effectifs infirmiers acceptables pour organiser les transferts de compétences médicales destinés à compenser les départs en retraite des médecins qui ne pourront guère être davantage retardés. Du coup on aura un système où l'on verra nos responsabilités augmenter sans reconnaissance statutaire et salariale. Double bonus pour Sarkozy !


    - 3/ poursuivre la politique de restriction envers la santé destinée à devenir ce que même le système Thatcher ou Bush n'avaient jamais osé rêver.

    Il ne faut pas oublier que nous avons vécu une répétition générale de ce principe avec la réforme du statut des sage-femmes. On les a mise en statut médical sans aucun avantage (l'augmentation de revenu fut plus que symbolique) mais avec tous les inconvénients sur la retraite, les heures supplémentaires et les responsabilités (donc les primes d'assurance). Avec les infirmiers, le gouvernement veut faire mieux encore.

    Connaissant la pénibilité de notre travail et sachant que très peu d'infirmiers atteignent l'âge de la retraite quand ils ont exercé cette profession depuis le début de leur carrière professionnelle - durée de vie professionnelle de 12 ans actuellement - et que ceux qui partent en retraite le font le plus souvent en invalidité (donc avec moins de santé et moins d'argent), êtes-vous prêts à réduire encore plus vos chances d'en profiter pour le seul bénéfice d'un gouvernement qui s'échine à nier sa responsabilité collective dans le délabrement terrible de notre système de santé ?

    Que se passera-t-il si nous refusons collectivement le nouveau système ?

    - 1/ Le gouvernement se retrouvera à la fin de l'année avec une profession prête à se battre pour une vraie reconnaissance et avec... un an de moins pour la négocier.


    - 2/ La situation de pré-implosion de la santé française aura continué de progresser et se verra encore mieux qu'aujourd'hui augmentant de fait la pression sur le gouvernement.


    - 3/ La profession se sentant unie sur ce sujet sera mieux préparée à une lutte efficace si le gouvernement tente de nous imposer son système de force.


    - 4/ Devant l'urgence de la situation, syndicats et ordre infirmier devront cesser leurs querelles ridicules pour agir ensemble pour la profession.


    - 5/ La négociation pourra aborder tous les points actuellement en litige : vraie reconnaissance universitaire et seulement professionnelle pour tous les infirmiers (avec équivalence reconnue pour les plus anciens), vraie reconnaissance salariale de la compétence actuelle et des compétences que le futur nous amènera à exercer, formations adaptées à la mise en place du projet Berland de glissement de compétences, fin de la discrimination salariale par la mise en place de grilles de salaire linéaires, statut professionnel adapté à nos nouvelles responsabilités et compétences.

    Voilà en quelques mots les axes de réflexion que je vous engage à développer et à diffuser largement en attendant que l'ordre infirmier réalise sa première vraie opération de prestige en prenant la tête de ce combat contre la destruction de nos professions.

    Éric DELMAS, infirmier anesthésiste (IADE), ancien participant aux luttes infirmières de 1984 (décret de compétences), 1988 et 1991 (revalorisation de la profession infirmière et des spécialités), membre de la Coordination infirmière de 1988, partie prenante du projet d'ordre infirmier dès 1990, fondateur du premier site infirmier généraliste français (Infiweb) en 1996, participant aux mouvements de lutte infirmiers spécialisés et cadre de 2000 et 2001 qui ont abouti à une reconnaissance effective (grille de salaire en catégorie A active) de ces professions.

    Je vous remercie de diffuser ce message sur tous les supports auxquels vous avez accès afin d'informer au mieux la profession.

    vendredi 5 février 2010

    Passons...

    Ca y est !
    Nous avons eu ce matin notre dernière évaluation de cette longue semaine de partiels. C'est fait. Reste plus qu'à attendre les résultats.

    Je ne sais même pas dire si j'ai réussi ou pas tellement c'était bizarre. Je crois qu'on ne savait pas trop à quoi s'attendre... Alors voilà. On passes à autre chose ! On reparlera de ces partiels quand on aura eu les résultats. Alors là, je saurai si je dois aller au rattrapage ou pas et pour quelles matières... Bien sûr j'espère ne pas y aller mais bon...

    Donc on reprend les cours la semaine prochaine pour une petite semaine légère, puis on a une semaine de vacances et à partir du 22 février, on attaque 6 semaines de stages ! Yessss ! Cette fois ci, je serai au CHU de Fort de France dans un service de chirurgie. Ca promet d'être intéressant. J'ai rencontré la cadre du service aujourd'hui. Un caractère ! Mais elle semble hyper rigoureuse, ça devrait me plaire.

    En attendant tout ça, on va penser un peu à autre chose et se vider la tête !!

    dimanche 31 janvier 2010

    Evaluons, évaluons...

    C'est parti !

    Dès lundi (demain, donc), l'ensemble de la promo 2009-2012 de l'IFSI de Fort-de-France sera évaluée pour ce premier semestre qui se termine. Hé oui ! Maintenant que la réforme de la formation en Soins Infirmiers a un peu plus rapproché les IFSI et les Universités, les systèmes d'enseignement en UE (Unités d'Enseignement) et par semestre sont de mise dans les IFSI. Et donc, nous sommes évalués en fin de semestre, sur l'ensemble des UE dispensées depuis le mois de septembre...

    Autant dire le plus gros morceau, puisque les autres semestres comprendront moins de cours et plus de stages...


    Et donc, une semaine complète d'évaluations... Ca va être chaud !!

    Du coup, la semaine passée était plus ou moins "libérée" pour les révisions. Ca m'a permis de mettre pas mal de trucs au clair. Et de voir que c'est loin d'être gagné !!


    En plus, on ne sait pas quand tomberont les résultats. Le stress va encore durer...

    vendredi 29 janvier 2010

    La grippe "pour de faux"

    Si vous avez travaillé dans un établissement suffisamment important, vous avez surement déjà entendu la sirène d'alarme incendie se déclencher pour faire un exercice d'évacuation. Heureusement, vous étiez au courant, prévenus à l'avance de la date et l'heure de l'exercice, et vous n'avez pas paniqués, suivant docilement votre voisin de bureau en vérifiant que personne ne restait à la traine. Bon.

    Mon opinion sur cette douloureuse affaire de "pandémie grippale A/H1N1" que nous venons de vivre, c'est que les gouvernements ont voulus faire un exercice grandeur nature pour tester l'efficacité d'un plan sur lequel ils travaillaientt depuis plusieurs année (j'y ai moi même participé lors de mes années à la CPAM...). Souvenez vous la grippe aviaire et ses millions de masques... Ca aussi, ça faisait parti du PCA (plan de continuité d'activité). Le truc, c'est que quand on met un pognon fou à payer des consultants en sécurité pour pondre un plan à l'échelle d'un pays, hé ben à un moment, on a envie de le tester... Ca fait même partie du cahier des charges des consultants... Et si en plus le fameux plan de secours est construit à l'échelle européenne voire mondiale (puisque ça fait un moment que les pays de l'ONU réfléchissent à la question sous couvert de prévention contre un supposé terrorisme international qui prend sa source dans le destructeur montage politico financier du 11 septembre), un bon nombre de pays a envie de tester son joujou dans lequel il a investi un maximum de blé (après tout ça n'est que l'argent du contribuable...). Donc, ils se mettent à plusieurs, ils attendent une occasion plus ou moins bidon (l'avenir nous dira peut-être s'ils ne sont pas allés jusqu'à "créer" l'occasion), et ils se lancent la tête la première dans leur test grandeur nature...
    Et ça marche pas... (ben oui : moins de morts qu'une banale grippette saisonnière ; personne ne va se faire vacciner et les professionnels qui commencent à parler aux journalistes...) Et du coup, ils arrêtent tout... Par-ce que ça commence à se voir... Et ils vont retourner à la planche à dessin.
    Bon y a bien quelques consultants qui vont sauter en passant, mais on s'en fout, c'était des stagiaires...

    Et tout ça sous couvert de principe de précaution... Ca fait plus propre.

    jeudi 14 janvier 2010

    Nouvelle année !

    Bonne année !!!
    En ce début d'année, je vous souhaite à toutes et à tous mes meilleurs voeux. Vous êtes nombreux à me lire (et même de plus en plus nombreux)... J'en suis flatté et je vous en remercie. Je vous souhaite que 2010 corresponde à vos attentes et vous laisse réaliser vos désirs...

    Fin de stage

    Bon, ben le stage s'est bien terminé. C'est vrai que je n'ai pas donnée beaucoup de news depuis le mois de novembre. C'est juste qu'il n'y avait pas grand chose à dire... Donc les cours ont bien repris après les 5 semaines de stage. Nous avons eu une semaine de cours avant les vacances. Ensuite, deux semaines de congés et on reprend le boulot !

    La poursuite infernale !
    Je suis poursuivi ! J'ai eu, début décembre et début janvier,  des cours d'informatique ! Si si... Ce sont des cours obligatoires et j'ai donc du m'y plier. Ce sont des cours de 2H ou 4H et on aura au total 14H de cours... Il m'en reste 8H à faire... Et là, j'avoue, j'ai pas tout écouté... Heureusement pour les cours, nous avons des PC, et heureusement, ils sont connectés à Internet, ce qui m'a permis de bosser sur d'autres matières... Et là je voudrais soulever un nouveau paradoxe de cette formation (tiens un de ces quatres, il faudra que je fasse une compile des paradoxes IFSI...) : Lors de l'inscription, il est écrit noir sur blanc que "l'étudiant doit avoir accès, dans le cadre de ses études, à un ordinateur muni d'une connection internet". Bon. On suppose donc que c'est le cas et que le dit étudiant sait s'en servir puisque le dossier d'inscription au concours n'est disponible QUE sur internet. Donc pas d'ordi et pas internet = pas de concours et pas d'IFSI.
    Malgré tout, nous nous voyons infligés 14H de cours pour nous apprendre à utiliser WordArt et les tabulations sous word... Je passes volontairement sous silence l'état des machines qui sont mises à disposition pour les cours... Je dirais juste que pour pouvoir les utiliser, il faut déjà reconfigurer le clavier qui est paramétré en QWERTY (clavier anglais). Cette opération n'est pas la portée du premier hydrocéphale venu. Néanmoins, cela n'a, semble-t il pas posé de problème... Donc si les étudiants ont un niveau suffisant pour arriver à faire ça, on peut peut-être leur lâcher les pruneaux avec Word et Excel !! Si encore on leur apprenait à utiliser des logiciels libres... Mais non. Même pas...

    Faites vos jeux... Rien ne va plus...
    Le grand évènement de l'IFSI en février, c'est quand même les évaluations... Tout le monde est dans ses petits souliers... Le stress monte...
    Je dois dire que nous n'avons aucune idée de ce qui nous attend... Hé oui, c'est un nouveau programme. Il n'y a pas d'annales... Personne n'est encore passé par là (sauf quelques IFSI à droite à gauche qui fonctionnent en contrôle continue). Donc ce sera la grande surprise... Alors évidemment, comme beaucoup, j'ai l'impression de ne rien savoir. Je revois mes cours et je me demande comment mémoriser tout ça...
    Et puis je me dis, après tout, on verra bien !

    vendredi 13 novembre 2009

    Rapport d'étape - stage 1

    Vendredi... 15h. Je quitte le service avec une heure de retard. Mais bon, j'ai encore appris plein de trucs. Le premier truc que j'ai appris, d'ailleurs, c'est qu'on ne part jamais à l'heure, quasiment... mais c'est pas très grave...
    Bon, alors, après deux semaines de mon premier stage, qu'est-ce que j'ai de spécial à raconter ?
    Trop... Trop de trucs... Too much... En plus y a des trucs qui sont pas racontables... Et par où commencer ?
    On va faire du thématique, tiens, ça sera raccord avec la formation.

    Alors thème 1 : les soins ou les actes pratiqués. Dans le désordre, hein.
    Toilette* au lit, aide à la toilette* à la douche debout, toilette* à la douche assis, réfection du lit, désinfection de l'environnement, papoter avec le patient (hé oui, ça fait parti du soin... et si on le fait pas, c'est pas bien...), accueil d'un nouveau patient, injection sous cutané (Yéééé), glycémie capillaire (c'est le nom savant pour dire "je-te-pique-le-doigt-avec-une-toute-petite-aiguille-pour-recueillir-une-goutte-de-sang-que-je-dépose-sur-un-appareil-qui-me-dit-ton-taux-de-sucre-dans-le-sang"), prise des constantes (tension artérielle, température, pouls), administration des traitements dans le respect de la prescription médicale, surveillance... j'en oublie surement quelques un... Ca ira pour le thème 1.

    Thème 2 : l'ambiance.
    Ok, là je dois admettre que je suis bien loti.
    Vous connaissez l'image de l'infirmière jeune et belle et sexy... Bon, et ben elle est vrai ! Et ça marche aussi pour les aides soignantes ;-)
    L'ambiance est très sympa. Il ne semble pas y avoir de guéguerre entre les infirmières et les aides soignantes. Tout le monde se serre les coudes. Bon, il y a bien quelques frictions avec les médecins, mais bon... ça compte pas pareil...

    Thème 3 : la formation
    Ben oui, quoi... On n'est pas là uniquement pour passer du bon temps avec de jolies antillaises ;-)
    On est la pour se former au métier. Là, une chose frappante (dont j'avais déjà eu un aperçu lors de mon stage d'observation au CHU), c'est l'écart entre la théorie et la pratique. On sait comment on devrait faire. Mais on ne peux pas le faire. On doit donc s'adapter pour faire au mieux.

    Thème 4 : le public
    Le service concerne des soins de suite et réadaptation. Et il y a deux ailes dans l'établissement : l'une où les patients sont autonomes et l'autre ou ils ne le sont pas. Bien sûr, nous sommes dans la partie où ils ne sont pas autonomes. Ce sont souvent des gens qui ont subis un AVC ou un infarctus ou un problème très invalidant qui nécessite d'une part, du repos et d'autre part, de la rééducation. L'objectif étant de les rendre le plus autonomes possibles par rapport à leur nouvelle situation généré par leur accident ou pathologie. Bref, ce sont essentiellement des personnes agées. Certaines présentent des démences (Alzheimer ou autre). Cela rend le dialogue difficile avec certains d'entre eux. Mais c'est aussi le point essentiel de l'intérêt de ce stage : il y a matière à pratiquer les soins de base (et tous les soins de base), voire d'autres, un peu plus complexes (même si l'objectif principal de ce stage, c'est le soin de base).

    Bon, je vais m'arrêter à 4 thèmes. j'en ai déjà dit beaucoup et si je veux avoir encore trois bricoles à écrire avant la fin du stage, il faut que j'en garde un peu au fond du verre...
    Tiens, puisqu'on parle de verre, ce soir, je vais boire un pot avec quelques collègues de l'IFSI pour discuter de tout ça...

    Allez, Tchusss... comme on dit pas ici...


    *Ah, ouais, alors, je le précise pour les gens qui ne sont pas du métier : "toilette", ça veut dire "laver la personne"... Non, par-ce que si on s'imagine que ça a un rapport avec les toilettes/WC, ça marche pas... "Toilette au lit", par exemple, ça veut pas du tout dire qu'on se met debout sur le lit pour pisser en visant la cuvette des toilettes, par la porte de la salle de bain...

    vendredi 30 octobre 2009

    Top départ !


    Le premier stage commence mardi prochain (le 3 novembre, donc). Et j'ai récupéré mes 3 tenues... ce matin... Il était temps !

    Le stage va durer 5 semaines. Un petit déjeuner festif était organisé ce matin, pour fêter ces deux premiers mois écoulés. C'était bien sympathique.
    Ensuite, nous ont été données quelques instructions complémentaires pour les stages, quelques infos pour des réunions d'étapes ou des cours d'informatique (Yess!)...




    Mardi, je serai donc dans le grand bain, dans la cour des grand, de l'autre côté des soins. Les images se bousculent. Je revois défiler les journées de mon stage d'observation en décembre 2008, les étapes du concours, l'attente, les espérances... Et puis la rentrée, les premiers cours et la découverte de ce monde qui m'est chaque jour un peu plus familier et en même temps un peu plus vaste... Un peu comme si je marchais dans un labyrinthe obscur qui ne serait éclairé que là où j'ai déjà marché : chaque pas que je fais balaye un peu d'obscurité mais me laisse entrevoir de nouveau couloirs à explorer. J'adore.
    Nouveaux amis, aussi. Une promo de 83, ça fait des prénoms à retenir... J'y suis presque. Il doit m'en manquer une quinzaine...
    En tout cas, tout ça est passé très vite. Maintenant c'est la mise en pratique. Bosser les situations, les gestes, les règles... s'en souvenir sur le terrain et les mettre en pratique. Sans oublier de potasser régulièrement les cours théoriques pour les examens de février... On ne va pas s'ennuyer !

    lundi 28 septembre 2009

    Plus blanc que blanc...

    Figurez vous qu'en tant d'étudiants infirmiers, nous sommes gratifiés de tuniques et de pantalons (blancs, comme il se doit) qui doivent nous servir tout au long de nos trois années d'études. Bon.
    Alors, je vais tout de suite rassurer le contribuable inquiet de voir filer ses économies durement gagnées pour habiller richement un parterre de gauchistes idéalistes près à n'importe quelle vilénie pour avoir des fringues gratos : nous n'aurons que cinq tenues pour les trois ans. En plus, en ces temps de vaches maigres (et folles, il parait), "cinq", ça se prononce "trois".
    OK. Donc je suis allé à l'essayage, on m'a dit : "on vous passe un coup de fil quand elles sont prêtes". Très bien.
    Entre temps, quelques cours sur le décret d'actes infirmiers, si cher à Michelle Bressand, nous apprennent qu'au moindre faux pas, on est bon pour la tôle, que les responsabilités de l'infirmier, c'est pas de la gnognotte et que si vous voulez partir, il est encore temps... Chose intéressante, parmi ces cours de droits, un point sur les tenus vestimentaires (hé oui, même en dehors de l'hosto, il y a un code, par ce que infirmier, c'est jour et nuit...). Et chose passionnante dans les articles de lois sur la tenu vestimentaire, il y est dit que la tenue doit être :
    1. changée chaque jour (voire plus en cas de tâche)
    2. lavée par le CHU
    3. fournie par la CHU (on ne doit pas avoir sa propre tenue)
    Bon. Sachant qu'il y a un risque de se tâcher dans la journée, on part au taf avec deux tenues. Au cas ou. Et comme on n'a que trois tenues, il faut les faire laver tous les deux jours. Je compte bien ?
    Alors, je pose à l'intervenant la naïve question qui tue : "Madame ! Madame ! Combien de temps ils mettent à la lingerie du CHU pour laver les tenues et nous les restituer ? Madame.... S'il vous plait.... Madame.... hein ?"
    "Rhooooo.... Ben entre une semaine et dix jours...."
    Tuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut.........      (Meeerde ! il fait un arrêt ! il faut le choquer ! on le perd ! préparez moi 2cc d'adrénaline ! Bougez vous !...)
    Bon, ok, réaction un tantinet excessive... Mais bon, je refait le calcul, histoire d'être sûr d'avoir tout compris... J'ai trois tenues. Si je suis pas trop manchot et si j'arrive à éviter les jets de vomis des mémés en couches culottes, je peux espérer tenir trois jours avec. Là j'ai plusieurs solutions :
    1. je donne les tenues à la lingerie et j'attends 10 jours avant de retourner bosser... FAUTE !
    2. je donne les tenues à la lingerie et je vais bosser à poil... FAUTE !
    3. je vole des tenues... FAUTE !
    4. je ramène les tenues chez moi pour les laver moi même... FAUTE !
    Allez, un petit quizz. Vous feriez comment vous ?

    OK, je vous aide, c'est la 4. Il faut ramener ses tenues et les laver soi même, en violant les règles d'hygiène et quelques articles de décrets... Étonnant, non ?

    Bon, promis, quand je les aurai, je vous publie un photo...

    samedi 19 septembre 2009

    Quelques réflexions sur la grippe H1N1 2009


    On entend à peu prés tout et n'importe quoi sur la grippe H1N1 2009 (appelons là comme ça, à l'instar de l'OMS).
    Je reçois régulièrement des mails humoristique ou sérieux sur le sujet. Beaucoup parlent de complots, présentant des chiffres plus ou moins farfelus pour étayer leurs hypothèses.
    Comme j'en ai eu marre de ne pas savoir trier le vrai du faux, je suis allé moi même à la pèche aux infos pour pouvoir me faire mon opinion.

    Voici tout d'abords quelques chiffres sur quelques maladies, avec leur sources (lien direct vers la page concernée). Ces chiffres de l'OMS sont généralement confirmés par l'institut Pasteur.

    Pneumonies : 1.8 million de morts par an (4900 par jour). Source OMS.
    Tuberculose : 1.7 million de morts par an (plus de 4600 par jour). Source OMS.

    Paludisme : 1 million de morts par an (2700 par jour). Source OMS.
    Rougeole : prés de 200 000 morts en 2007 (500 par jour). Source OMS.
    Infections nosocomiales : 10 000 morts par ans en France (sources diverses - aucun chiffre officiel crédible et transparent)
    Grippe saisonnière : 250 000 à 500 000 morts par an (entre 684 et 1368 par jour). Source OMS.
    Grippe aviaire :  262 morts depuis 2003 (37 par an). Source OMS.
    Grippe A H1N1 2009 : 126 morts. Source OMS.


    Cet article sur la manipulation flagrante des chiffres est intéressant et tend à prouver que l'omniprésence de la grippe H1N1 2009 dans les médias est orchestrée depuis un moment. On peut dés lors se poser la question du "pourquoi" de cette orchestration. Je n'ai pas vraiment de réponse. Je ne suis pas partisan de l'hypothèse du complot des laboratoires pharmaceutiques visant l'enrichissement. Qu'ils profitent de la manne financière que va leur rapporter les plans de vaccination des différents états est indéniable (faites le calcul. Rien qu'en France. 94 million de doses commandées par l'état. Minimum 5€ la dose. Résultat : 470 million d'euros). Néanmoins, ils ne sont pas les seuls à en profiter (fabricants de masques, de solutions hydroalcooliques, etc.) et ça n'est "que" de l'opportunisme.
    Je suis tombé par hasard sur un article de Libération qui présente un hypothèse beaucoup plus crédible pour expliquer cet emballement médiatique contrôlé par l'état. Il s'agit purement et simplement de la mise en place (opportuniste, la encore) de mesures liberticides... Un peu comme le 11 septembre a permis à l'administration Bush de faire passer le "Patriot Act".
    Bien sûr ça n'est qu'une hypothèse.

    vendredi 18 septembre 2009

    Et c'est parti...

    Voilà maintenant deux semaines que la rentrée est faite. Deux semaines intenses de prises de contact, de découvertes, de positionnement et de remise à plat.

    Les cours ont commencés très vite. Dès le deuxième et troisième jour, des cours fondamentaux (Anatomie), d'une durée de quatre et cinq heures (de 7h à midi...), étaient planifiés. Très denses et très riches, ces cours sont donnés par un chirurgien jeune et charismatique. Il pratique au CHU de Fort-de-France et ponctue ses cours d'anecdotes de sa vie quotidienne de chirurgien. C'est tout simplement passionnant. Denses, mais passionnant.

    L'emploi du temps change chaque semaine. Il nous est fourni le mardi ou mercredi pour la semaine suivante.
    Alors, pour les futurs étudiants infirmiers qui nous écouteraient (je penses en particulier à la future fermière qui préfère l'école de fermiers de Tours...), je vous livre ici l'emploi du temps de la semaine passée :

    Lundi
         7h à 12h : Cours - Biologie Médicale - Anatomie - Les grandes fonctions
         14h à 17h : Travaux Dirigés - Législation, Éthique, Déontologie - Le nouveau programme - les UE
    Mardi
         7h à 9h : Cours - Introduction à la pharmacie
         9h à 12h : Cours - Biologie fondamentale - Les nutriments
         14h à 17h : Travaux Dirigés - Législation, Éthique, Déontologie - Le décret d'actes infirmiers
    Mercredi
         7h à 10h : Travaux Dirigés - Législation, Éthique, Déontologie - Le nouveau programme - les UE
         10h à 12h30 : Travaux Dirigés - Méthodologie, prise de notes
    Jeudi
         7h à 12h : Travaux Dirigés - Législation, Éthique, Déontologie - Le décret d'actes infirmiers
         14h à 17h : Cours - Psychologie, sociologie, anthropologie
    vendredi
         7h à 11h : Travaux Dirigés - Législation, Éthique, Déontologie - Les valeurs

    Un cours d'une heure a été annulé. Sinon, cela aurait fait un total de 34h30, ce qui est conforme au nouveau texte qui prévoit une amplitude horaire hebdomadaire de 35h.

    Alors c'est vrai que "Anatomie" à 7h du matin et pendant 5h, ça peut paraitre rébarbatif. Mais en fait, c'est tellement passionnant que ça descend -presque- tout seul. Après, bien sûr, et le directeur de l'IFSI ainsi que les formateurs et intervenants nous l'ont bien rabâché, il faut travailler autant à la maison. Relire ses notes, revoir les schémas et les présentations, compulser les bouquins... On nous a tout de suite appris la règle des trois T : Travail, travail et travail. Faire rentrer tout ça, quoi. Et comme on dit :" Tchembé red, pa moli !".

    Tiens, puisqu'on parle de schémas et de présentations, il se trouve que mon passé d'informaticien n'est pas passé complètement inaperçu au sein de la promo et que je me suis vu attribué l'insigne honneur de centraliser les documents de présentations des intervenants pour les mettre à disposition sur internet pour l'ensemble de la promo. Et un site de plus me direz vous... Certes, sauf que celui ci est plus ou moins confidentiel et que je n'ai pas grand chose à faire dessus que rajouter les documents au fur et  à mesure des cours.

    L'ambiance dans la promo est en train de se chercher. Le niveau est assez élevé puisque l'on y trouve un public très hétéroclite : des aides soignants, des redoublants qui connaissent déjà bien le milieu hospitalier, et puis beaucoup de gens (plus de la moitié) qui ont fait des études universitaires. Du coup les discussions lors des TD sont très enrichissantes.

    Voilà pour la petite photo de début d'année. Je vais retourner à mes bouquins.

    lundi 7 septembre 2009

    Tadaaaaa !...

    Lundi 7 septembre 2009. Première journée à l'IFSI de Fort-de-France.

    Différents sons de cloches annonçaient une rentrée à 8h ou à 9h. Dans le doute, j'ai préféré être là à 8h.
    Donc je m'organise pour poser Timéo à l'école vers 7h25 en moto, ensuite, il faut que je remonte à la maison pour laisser son casque et son blouson par ce que je n'ai pas la place dans mon top case pour y stocker les deux casques et mon blouson… Donc si je ne veux pas me promener avec mon blouson toute la journée, il faut que je puisse le mettre dans le top case, et donc il faut que je me débarrasse du casque de Titi… Bref. Je remonte, je largue le casque et je pars pour l'IFSI. Il est 7h40.

    Je passe par la rocade. Un peu encombrée mais rien d'anormal. Ca se gatte à la montée de La Meynard. File de voitures ininterrompue. Je mets ça sur le compte d'une école qui se trouve à mi chemin dans la montée. Mais même passé l'école, c'est le bouchon. Bon. Vive la moto, je me faufile et j'atteins la bifurcation en bas de l'hôpital et là, surprise, un barrage de poubelles, palettes et autres drapeaux rouges. Ils laissent quand même passer les voitures mais en bloquant une voie. Donc c'est plus long. Cent mètres plus loin, un autre barrage, filtrant cette fois.
    Ils me laissent passer. Bon. J'arrive alors à l'entrée de l'enceinte de l'hôpital et là, un troisième barrage filtrant est en place. J'y reconnais même Ghislaine Joachim-Arnaud, figure du syndicalisme local (CGTM). Mais là encore, on me laisse passer… Cool.
    J'arrive au parking, je gare la moto. Il est 8h pile.

    Dans le large couloir central du bâtiment de l'IFSI, c'est l'effervescence. Beaucoup de monde, beaucoup de bruit. On attend. Vers 8h20, ils ouvrent l'accès à l'amphithéâtre. On s'installe. L'ambiance est bon enfant. Les étudiants de 2ième et 3ième année discutent entre eux, se racontent leurs vacances. On annonce au micro que les cinq premiers rangs sont réservés aux Aides Soignants diplômés de l'année… Ha, y a les aides soignants aussi… C'est pour ça qu'il y a autant de monde… Trois promos d'infirmiers, deux d'aides soignants, quelques spectateurs… Le grand amphi est plein.

    Les " première année " semblent un peu perdus dans tout ça. Je cherche de têtes connus. Choux blanc ! Je ne reconnais personne. De toute façon, je ne connais personne. A part trois internautes dont j'ai vu une photo miniature sur leur avatar de forum. Difficile de reconnaitre quelqu'un avec ça…
    Les feuilles d'émargement pour les " première année " AS et IDE circulent de manière aléatoire. Je fini par trouver mon nom sur l'une d'elles, alors je signe…  Tadaaaa !! … Ca y est. J'y suis…

    Pour l'heure, on nous annonce qu'on attend " les officiels "… On attend, donc.
    Vers 9h30, les officiels ont finis par passer les barrages. Il y a M. Marie-Jeanne, président du conseil régional ; M. Cavignaux, directeur du CHU ; M. Ursulet, directeur de la DSDS ainsi que trois autres personnes qui ne sont pas intervenues.

    M. Ozonne, directeur de l'IFSI, ouvre la séance en présentant les deux formations (AS et IDE) et les enjeux du nouveau programme IFSI. Il indique également que pour pallier aux problèmes d'organisation, ils ont dus élargir les horaires d'ouverture de l'institut : de 7h à 18h du lundi au vendredi et éventuellement le samedi matin. Cela a soulevé un brouhaha de protestation… Amusant.
    Il nous a ensuite présenté l'équipe pédagogique. Concernant notre promotion (2009/2012) elle sera suivie par Mme Perez qui a le bénéfice d'avoir suivi un cursus universitaire et a déjà un peu d'avance sur la question de l'intégration des IFSI dans le fonctionnement universitaire.

    M. Cavignaux (directeur du CHU) est ensuite intervenu pour féliciter les nouveaux et encourager les autres. Il a rappelé les problèmes de pénuries d'infirmiers. Il a expliqué le système d'accompagnement en œuvre permettant de financer une partie des études en contre partie d'un engagement de servir pour une certaine durée après l'obtention du diplôme. Il a également rappelé les ouvertures possibles après obtention du diplôme.
    La parole a ensuite été donnée à M. Marie-Jeanne (président du conseil général). Après les habituels remerciements, il a insisté sur le fait que travailler en Martinique pendant quelques années après l'obtention du diplôme était un devoir. Le problème des diplômés qui quittent la Martinique dès qu'ils ont leur diplôme est majeur.

    L'intervention suivante était celle de M. Ursulet (directeur de la DSDS), qui a, lui aussi, enfoncé le clou. En donnant comme exemple que la Martinique possède une démographie médicale de moitié inférieure à la moyenne nationale. Cette situation ne va pas s'améliorer, bien au contraire. Les estimations de départs à la retraite laissent entrevoir de grosses difficultés dans les années à venir. Il a également insisté sur la mission de santé publique qui était dévolue aux personnels soignants dans leur vie quotidienne.

    A 10h, M. Ozonne a repris la parole pour présider la cérémonie de remise des diplômes d'Aide Soignant de la promotion 2008-2009.

    Vers 10h30, les officiels ton quittés la réunion et après une pause, la séance a repris avec une présentation d'une demi heure des IFSI et IFAS (présentation, objectifs, fonctionnement…) par Mme Cavignon.

    Puis, Mme Perez a présenté le nouveau référentiel de formation.

    Enfin, des délégués de promotion (Infirmiers et Aides Soignants) sont venus nous donner leurs encouragements et M. Ozonne a conclu la matinée.

    Dans le couloir étaient affichés les emplois du temps. J'ai pu donc recopier le mien. Prochaine étape : demain 7h sur le site de Dillon…

    jeudi 27 août 2009

    Démarches...

    La rentrée approche à grand pas.
    Il y a eu un certain nombre de démarches à effectuer au cours de cet été. La super surprise était une réunion de pré rentrée le 29 juillet ! Évidemment (comme beaucoup d'autres), je n'étais pas là pour y assister... Heureusement qu'une âme charitable a bien voulu m'aiguiller sur ce qui s'y était dit et ce qu'il y avait à faire.
    Enfin bref ! J'ai fait l'essentiel et ce qu'il reste à faire sera fait à la rentrée...

    La bibliographie demandée est assez dense (14 bouquins dont certains de plus de 1000 pages). Moi qui aime la lecture, je vais être servi !

    Me voici enfin dans la cour des grands ! J'ai modifié le nom du blog en conséquence : je ne suis plus le prétendant infirmier, j'ai atteins le stade suivant : élève infirmier (ESI : Elève en Soins Infirmiers)...

    jeudi 23 juillet 2009

    La goutte au nez...

    L'actu du jour, c'est bien sûr la grippe A.
    On ne peut pas tourner trois pages virtuelles sur internet sans tomber sur ce leitmotiv : la grippe est sur nous... Alors là, personnellement, je ne sais plus quoi en penser. Entre ceux qui nous disent qu'elle ne fera pas plus de mal qu'une piqûre d'insecte et ceux qui nous affirment que l'ébola nouveau est arrivé pour le mois d'octobre, on ne sait plus comment réagir... Une chose est certaine, les industries pharmaceutiques se frottent les mains ! Plus de 90 millions de vaccins commandés par la France sans même savoir s'ils seront utilisables contre la nouvelle forme mutée avec la grippe saisonnière !! C'est du sacré préventif !
    Question supplémentaire : certains affirment que le vaccin sera obligatoire (ce qui serait une première dans un pays dit "démocratique")... Je vous laisse savourer les débats qui s'ensuivront...
    M'enfin bon. Ca occupe les journalistes, c'est toujours ça. Heureusement que je ne suis pas tombé sur un sujet comme ça le jour de l'oral du concours. Je ne sais pas bien quel parti j'aurai pu prendre...

    Autre sujet, le décret d'application de la réforme de la formation d'infirmier à laquelle nous devrons nous plier en septembre n'est toujours pas paru. Pas avant mi aout à priori...

    En attendant, faites comme moi : profitez des vacances et n'oubliez pas la crème solaire sur les plages !

    samedi 27 juin 2009

    Je vous met le cirage avec ?

    Bon, j'ai reçu mes notes alors comme un peu d'autosatisfaction n'a jamais fait de mal, je les publie.

    Culture générale : 16/20
    Tests Psychotechniques : 18/20
    Entretien : 18/20
    Total : 52/60 (17.3/20)

    La copine qui est première au classement a vraiment cartonné à l'écrit avec 18.5 en CG, 18.75 en TP. Elle n'a eu "que" 17.5 à l'entretien. Mais avec 54.75/60 (18.25/20), elle était largement devant. Je l'ai d'ailleurs félicité !

    Sans vous...

    Vous savez comment ça se passe dans les cérémonies officielles de remise de prix (type Oscar, César et autres Hot d'or...). Il y a toujours la liste des nommés (et non pas "nominés", beurk...), puis on ouvre la fameuse enveloppe. En général, la potiche de service a du mal à l'ouvrir... Ou la star de service en profite pour faire sa promo en faisant trainer l'ouverture de la dite enveloppe. Inutile, d'ailleurs, tout le monde a les yeux rivés sur ses mains et personne n'écoute ce qu'il dit... Et puis, le nom du vainqueur est annoncé, son visage faussement surpris envahit les écrans et tout le monde applaudi... Bref, c'est beau, c'est émouvant, c'est ringard, c'est officiel, c'est tout ce qu'on veut mais ça existe !

    Dans le cas de l'annonce des résultats du concours IFSI, c'est différent. Pas d'annonce officielle. Pas de nomination, pas de tsouin tsouin... Le candidat se retrouve seul face à la sanction ou à la récompense. Il peut le faire en public en allant sur à l'IFSI où sont placardés les résultats tels des annonces de mobilisation générale ou des interdictions d'afficher. Libre à lui alors de faire exploser sa joie en courant dans le grand hall les bras écartés et le t-shirt sur la tête à la manière des footballeurs, ou bien de fondre en larmes et de se rouler par terre en frappant le sol avec ses poings pour montrer sa colère... De toute façon, même accompagné d'un proche, à la minute où il prend connaissance du verdict, il est seul. Rien d'autre n'existe.

    Quitte à être seul, j'ai préféré prendre connaissance des résultats chez moi. Devant mon ordi, sur le site internet du CHU de Fort-de-France. D'autant plus que j'attendais ces résultats un peu plus tard dans la journée, peut-être même le lendemain. Heureusement, mon passé d'informaticien m'a donné les compétences pour mettre en place un système me permettant d'être informé dans les 5 minutes après une modification du site du CHU (a condition d'être devant l'ordi, quand même...). Donc j'ai tout de suite su quand les listes ont été mises en ligne et je me suis jeté sur le fichier PDF de la liste principale.

    J'ai souvenir, l'année dernière, de l'analyse de cette liste de résultats. C’est une liste de noms et prénoms classés par rang (donc par note) les premiers en tête de liste, les suivants en dessous. Vous la lisez à la recherche de votre nom. En général on commence par le haut. Et on descend... Chaque ligne lue sans votre nom devient alors un peu plus amère. On s'approche de l'échec... L'an dernier à Limoges, j'étais 41ième. J'avais lu 40 noms sans voir le mien. J'étais passé à la seconde page... J'avais lu quelques lignes de la seconde page et enfin, la délivrance. Evidemment, ça n'avait pris que quelques secondes, mais cela m'avait semblé infiniment long... et douloureux jusqu'à ce qu'enfin je lise mon nom sur la liste.
    Ce souvenir m'est revenu lors de mon insomnie de la nuit du 23 au 24 (oui, des insomnies, j'en ai eu pas mal ces derniers temps...). Ce devait être à moitié un rêve d'ailleurs, puisque le souvenir a dégénéré. Je me suis revu devant l'écran à lire cette liste... Sauf que je ne trouvais pas mon nom... La liste comportait des centaines de pages... C'était long, fastidieux et inutile... Je n'y apparaissais pas...

    Alors, ce mercredi 24 juin vers 11H, quand j'ai ouvert le fichier PDF de la liste principale ("Mais que c'est lonnnnng à charger !!!!") j'ai eu le flash de ce souvenir/rêve/cauchemar de la liste interminable... Et puis, de suite, j'ai su ! Mon nom m'a sauté aux yeux, en deuxième ligne au milieu de la page, écrit en majuscule !!! Comme s’il voulait sortir de l’écran pour conjurer le cauchemar de la veille.
    "Ho ! Putain ! Je suis deuxième !!!"
    Alors que mon unique espoir était d'être simplement admis parmi les 74 sélectionnés, voilà que j'arrive en tête du peloton à la seconde place !!

    Alors voilà, tous ces détours pour en arriver à l'essentiel de ce billet.
    Je me suis engagé dans cette voie il y a un an et demi maintenant (en novembre 2007). J'en ai parlé autour de moi, j'ai expliqué mon projet et j'ai été écouté, soutenu, encouragé dans cette expérience. Lors du premier concours déjà, vous étiez là pour m'aider, me soutenir dans les moments de doute. Vous étiez plus nombreux encore lors de cette année de préparation. Cette année où j'ai encore plus douté que l'année dernière... Vous étiez plus loin géographiquement mais vous m'avez apporté votre enthousiasme. Vous avez crus en moi, plus que je ne le faisais. Par votre soutien, vous m'avez mis la pression... Je devais faire mon maximum pour ne pas décevoir. J'étais engagé. Il me fallait aller jusqu'au bout. A aucun moment, je n'ai eu l'intention de renoncer, bien sûr, mais il y avait le risque de l'échec. Le risque de vous décevoir.
    Alors voilà, j'ai réussi le concours, d'accord, mais sans votre soutien et vos encouragements, peut-être n'y aurais-je pas mis autant de volonté, peut-être n'aurais-je pas été second, peut-être aurais-je échoué.
    Ce succès est aussi le votre. Merci de votre soutien.

    Maintenant, il va falloir assurer trois ans d'études et ça, c'est une autre paire de manches...

    mercredi 24 juin 2009

    IFSI Fort-de-France. Résultats du concours 2009. Bon ! ben...

    Presque un an jour pour jour (l'an dernier c'était le 26 juin).
    Et me revoilà à piaffer devant l'écran de l'ordi à cliquer frénétiquement et la bave aux lèvres sur le bouton de mon navigateur pour rafraichir la page du CHU de Fort-de-France où sont censées apparaitre les résultats du concours...
    Alors, je vous le disais, le grand jury devait se réunir ce matin. Ils ont eu pitié et n'ont pas fait attendre jusqu'à demain pour publier les résultats. Ils ont donc été disponibles sur le site du CHU de Fort-de-France dès 11h00 ce matin (heure locale, bien sûr).

    Aussi, je vous livre les liens des listes :
    Pour les admis en liste principale, lisez la notice d'information et suivez l'actualité du site du CHU.

    Ha, oui, j'oubliais. Je suis admis sur liste principale... à la deuxième place (si, si... Vérifiez le premier lien...). Moi qui m'étais fixé la première place !!!
    Evidemment, on va fêter ça.

    mardi 16 juin 2009

    Ca va être plus long que prévu...

    Une source relativement bien informée m'apprend que le grand jury se réuni le 24 juin pour statuer sur les candidats ayant passé l'oral.

    Donc pas de résultat avant le 25 juin (peut-être le 24 au soir, s'ils sont sympas).

    Ca va être décidément très long !

    vendredi 12 juin 2009

    L'oral est passé... Reste plus qu'à.... attendre.

    La convocation mentionnait 7h00 pour ce vendredi 12 juin. Le lieu de l'oral était fixé dans les locaux de l'IFSI.
    Donc réveil à 5h45 (en fait, j'étais réveillé à 5h30), douche, petit déjeuner et départ à 6h30. 13 kilomètres à moto sur la rocade de Fort-de-France pour rejoindre l'IFSI, à côté du CHU. J'arrive là bas vers 6h50. Tranquille.
    J'entre dans le hall. Déjà une bonne vingtaine de jeunes attendent. Principalement des filles.
    Je retrouve une copine qui passe aussi l'oral aujourd'hui. Nous papotons en attendant.
    Vers 7h20, on nous fait tous entrer dans une salle de cours. Et on nous explique le fonctionnement.
    Par groupe de 5, les candidats auront 10 minutes pour préparer leur argumentaire. Ils seront installés sur le premier rang laissé libre. Les autres devront faire le silence pendant ce temps. Le sujet sera le même pour tous les candidats de cette matinée. Aucun communication avec l'extérieur ne sera possible avant la fin de l'épreuve. Bon. C'est parti.
    L'appel est fait. Nous sommes 30. Essentiellement des filles (5 garçons). Essentiellement des antillais (2 métropolitains : la copine et moi).
    Les cinq premiers sont appelés. L'ordre d'appel semble aléatoire. Du coup, nous ne savons pas quand nous allons passer...
    Avec la copine, nous discutons à voix basse, nous nous échangeons des trucs, nous nous testons... Ca occupe.
    Au final, il aura fallu attendre 3h30 pour passer. J'étais dans l'avant dernier groupe de 5. La copine est passée après moi...

    Le sujet était un petit texte de 4 lignes dont le thème était la montée de l'addiction aux drogues chez les femmes avec la notion de parité avec les hommes. Deux questions accompagnaient ce texte :
    Qu'en savez vous ?
    Qu'en pensez vous ?

    Je fais donc ma préparation.
    Là, je n'ai pas été super performant. Je savais quelles étaient les choses importantes à dire (sur la notion de parité, la notion d'addiction, les drogues, etc.) mais je n'ai pas su trouver de fil conducteur satisfaisant. Je me suis donc rabattu sur un plan classique qui manquait de rythme et d'originalité...

    Une fois les dix minutes écoulées, nous avons (les 5 candidats du groupe) été conduits chacun dans une salle où nous attendait notre jury.
    J'entre. On m'invite à m'asseoir. Chaque membre du jury se présente et attend.

    Parlons un peu du jury : trois femmes.
    La cadre de santé, Antillaise, doit avoir la cinquantaine. Elle est souriante et apaisante.
    La psychologue, Antillaise aussi, est plus jeune. Pas plus de trente ans. Elle est aussi souriante mais semble un brin intimidée par l'exercice. Peut-être est-ce la première année qu'elle participe à un jury.
    La troisième femme est la formatrice. Elle a dans les 45 ans, est de type européen mais parle français avec un accent. Peut-être d'origine allemande ou des pays de l'est. Elle n'est pas souriante et je crois même déceler un petit brin d'hostilité dans son regard.

    Je leur demande s'ils veulent que je commence par parler du sujet ou de mon projet. Ils me répondent de faire une courte présentation, puis de parler du sujet.
    Bon, là on est en plein dedans... Une année d'attente et de préparation pour en arriver là. La pression est énorme. J'ai les mains moites... et je me lance.
    Comme mon argumentaire n'était pas top au niveau construction, je me suis rabattu sur le contenu, ce qui a eu l'air de plaire au jury.

    Je n'ai eu que deux questions sur le sujet :
    Développez les conséquences de l'addiction aux drogues.
    Développez les causes possibles de l'addiction aux drogues.
    Du classique, somme toute. Rien de tordu dans le sujet, ni dans les questions.

    Cela m'a permis de me sentir plus à l'aise.

    Ensuite, la formatrice (qui s'est déjà un peu radoucie) m'invite à parler du "pourquoi" de ma reconversion... Je déroule donc mon argumentaire que je maitrise depuis plus d'un an et que j'ai étoffé, retourné, trituré dans tous les sens... C'est un peu long. Elles écoutent sans interrompre. Elles prennent beaucoup de notes.
    Je termine mon argumentaire et attends les questions.
    L'infirmière cadre : Quelles sont les qualités d'un bon infirmier ? (Classique, vu, revu et rabâché...)
    La formatrice : Pensez vous posséder ces qualités ? (Ha, ben on l'avait à peine senti venir celle là, tiens...)
    La psychologue : Quels sont vos défauts qui pourraient être handicapants pour le métier ? (Classique aussi...). S'en suit une petite discussion sur un des défauts que j'ai mentionné mais sur lequel je travaille.
    La formatrice : Vous êtes infirmier et vous pratiquez un soin. Un collègue vient vous dire que vous ne le faites pas correctement. Comment réagissez vous ? (Celle là, c'est une nouveauté pour moi. Mais pas vraiment compliqué. Je joue la carte de l'apaisement et de la remise en cause.)
    La formatrice : Parlez nous du programme.
    Moi : Lequel ? L'ancien ou le nouveau ?
    La formatrice : Comme vous voulez.
    Donc là, je débite les grandes lignes du programme tel qu'il était enseigné jusqu'à cette année. Évidemment, la question subsidiaire arrive : Et le nouveau programme ?
    Là encore, je m'attendais à cette question et j'y réponds. Il m'a même semblé à un moment que je lui apprenais quelque chose...

    La fin de l'entretien était là. Ils m'ont demandé si je souhaitais ajouter quelque chose. J'ai juste répondu que j'espérais les avoir convaincues. J'ai ramassé mes affaires et je suis sorti...

    J'ai ensuite pris quelques notes, j'ai attendu la copine mais ne la voyant pas et n'étant pas sûr qu'elle ne soit pas partie, je suis rentré à la maison...

    Pour conclure, l'impression générale de l'entretien m'a parue assez bonne. Les membres du jury n'ont pas fait de grimaces, j'ai même vu plusieurs fois des moues approbatrices et des sourires en réponses à ce que je disais. J'espère que ce sera bon. Mais ça reste un concours. Rien n'est joué.

    Les derniers candidats passeront leur épreuve orale le 19 juin. Il ne faut donc pas espérer avoir les résultats avant le 22 juin.

    Donc maintenant, il faut... attendre... encore.

    vendredi 5 juin 2009

    Un pas en avant... Un pas en arrière... Un pas en avant !

    Ceux qui, comme moi, profitent outrageusement du chômage pour se reconvertir dans un nouvel emploi ont dûs être dépités (comme moi) en apprenant début janvier que l'AFF (Allocation de Fin de Formation) était supprimée au 1ier janvier 2009 à l'occasion de la réforme ASSEDIC/ANPE et de la création du Pôle Emploi.

    Un petit rappel avant tout.
    L'AFF est une allocation perçue par un chômeur en fin de droit mais qui est toujours en formation. Prenons un exemple tout bête : le mien.
    Je suis au chômage. Je touche l'ARE (Allocation de Retour à l'Emploi) pendant deux ans.
    Mais j'ai décidé de suivre une formation qui dure trois ans (quelle idée, aussi !). Et bien lorsque j'arriverai en fin de droit, je pourrai bénéficier de l'AFF jusqu'à la fin de ma formation (en fait, l'AFF est versée pendant une durée maximale de trois ans). C'est bien. Bon.
    Sauf que depuis le 1ier janvier 2009, l'AFF, c'est fini...

    Et ben non ! C'est pas fini !
    L'état a accepté de revoir sa copie et a publié un décret le 24 avril 2009 qui rétablit l'AFF pour une formation débutée en 2009 aux même conditions qu'en 2008 (montant identique à la dernière allocation versé et accordée seulement à certaines formation dites "prioritaires"). Le décret est ici.

    Aucune certitude quand à la pérennité de cette mesure, mais c'est bon pour 2009 en tout cas.

    jeudi 4 juin 2009

    Les quotas 2009

    L'arrêté ministériel fixant le nombre d'étudiants à admettre en première année d'IFSI est paru.
    Voir l'arrêté.

    On peut noter en passant que seule la région Midi-Pyrénées est en augmentation d'effectif (+172 étudiants admis par rapport à l'an dernier). Toutes les autres régions accueilleront le même nombre d'étudiant que l'année dernière. Il est par conséquent permis d'émettre des doutes sur les volontés politiques à améliorer les conditions de travail dans les services hospitaliers surchargés...

    Donc, pour Fort-de-France, aucun changement par rapport à l'an passé. Il y a 84 places en première année.

    Sachant qu'il y a 435 candidats admis à passer l'oral, cela nous fait 19,31% d'admis (sur les 435 qui ont réussi l'écrit). C'est un peu moins qu'à Limoges l'année dernière, puisque nous avions un rapport de 26,48% d'admis sur les 506 qui avaient réussi l'écrit.

    C'est donc un peu plus dur qu'à Limoges et il faudra que je soit encore meilleur que l'année dernière pour être admis...

    mercredi 20 mai 2009

    C'est fixé

    Les révisions ont repris de plus belle. La préparation à l'oral s'intensifie.

    J'ai reçu ma convocation et c'est fixé au 12 juin à 7h00.
    D'après mes calculs savants, il y aura 41 candidats par jour à passer leur oral, avec probablement 4 ou 5 jurys.

    Je suis content de passer le matin. Comme ça je ne tournerai pas en rond à la maison en attendant que ce soit l'heure.

    vendredi 15 mai 2009

    Admissible !

    Les résultats de l'épreuve écrite du concours d'entrée à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers du CHU de Fort-de-France ont enfin étés publiés. Ils sont consultables ici pour la liste I (bacheliers ou équivalents) et là pour la liste II (AS et ASH).

    Je suis admissible ! YESSSS !!!

    Sur le millier de candidats inscrits au concours, il y a en tout 435 candidats admissibles (410 en liste I et 25 en liste II).

    Les oraux auront lieu entre le 8 et le 19 juin.

    Etant donné que la réforme HPST est en train de se mettre en place, le nouveau programme de formation sera probablement appliqué dès la rentrée, celle ci sera donc vraissemblablement décalée au premier lundi de septembre (le 7).

    lundi 11 mai 2009

    En attendant...

    Je me suis amusé, en attendant les résultats de l'écrit du concours IFSI de Fort de France, à reprendre les chiffres de l'année dernière pour ce concours.

    Nombre d'inscrit au concours : environ 1000 candidats
    Nombre de candidats admissibles (ayant réussis l'épreuve écrite) : 311
    Nombre de candidats admis en liste principale liste 1 (bacheliers) : 75
    Nombre de candidats admis en liste principale liste 2 (prof. santé) : 6
    Nombre de candidats admis en liste complémentaire : 139

    Il semble donc y avoir plus de "touristes" ici qu'à Limoges puisque le taux de réussite à l'écrit n'est que d'environ un sur trois contre un sur deux à Limoges...
    J'appelle "touriste" les candidats qui se sont inscrits à ce concours sans vraiment savoir pourquoi ils s'inscrivaient... Ou par-ce que leur parents leur ont dit de s'inscrire. En discutant lors de la pause entre les deux épreuves de la partie écrite du concours à Fort-de-France, j'ai pu mesurer à quel points certains candidats étaient des "touristes". Ils ignoraient la durée des études d'infirmiers, ils ignoraient les modalités de l'épreuve orale... Par ailleurs, 3 ou 4 candidats dans la salle où j'étais (et où nous étions 20), sont partis près de 20 minutes avant la fin des épreuves. Quand on connait la nature des épreuves et leur déroulement, on se dit que soit ce sont des génies (mais ça fait beaucoup de génies...) soit ils ont ratés leur épreuve. A Limoges, j'ai passé l'écrit dans un amphi où nous étions 200 et aucun des candidats n'est parti avant la fin.

    Alors c'est peut-être un peu léger, mais c'est la seul explication que j'ai pour expliquer cette différence de niveau à l'écrit entre Fort-de-France et Limoges.

    dimanche 3 mai 2009

    On attend...

    Les résultats ne sont toujours pas parus.

    Alors que la Guadeloupe a été libéré de l'attente la semaine dernière avec la publication sur le site du CHU de la liste des candidats admis à passer l'oral, la Martinique est toujours dans l'expectative...
    En attendant, quelques chiffres concernant la Guadeloupe : environ 1200 candidats ont passé l'écrit au concours (chiffre non officiel tant il est difficile d'obtenir les vrais chiffres) et seulement 280 sont admis à passer l'oral. A titre de comparaison, lorsque j'ai passé le concours à Limoges, l'an dernier, nous étions 1080 inscrits, un peu plus de 500 étaient admis à passer l'oral et au final nous étions 134 a être admis.